“Si les gens sont dans des abris, l’activité économique s’arrête.” Le ministre de l’Économie ukrainien Oleksandr Kravchenko résume ainsi l’effet immédiat des frappes russes sur l’économie ukrainienne. Selon lui, chaque heure d’alerte aérienne fait perdre environ 45 millions de dollars, soit un peu plus de 39 millions d’euros, au pays. Certaines alertes peuvent durer jusqu’à dix heures par jour et contraignent des pans entiers de l’économie à se mettre à l’arrêt, alors que Moscou cherche, déclare-t-il au Guardian, à “détruire pratiquement toute l’économie”.
La pression s’est nettement accrue depuis la fin août. Selon l’analyse de la cellule d’investigation spécialisée de la BBC, qui a étudié les données de l’application publique Kyiv Digital, permettant notamment de suivre les avertissements en temps réel, les sirènes retentissent désormais en moyenne dix fois par jour à Kiev. Les habitants peuvent être appelés à gagner les abris jusqu’à treize fois en vingt-quatre heures. “Les attaques aériennes constantes sont un énorme problème pour les entreprises”, rapporte la chaîne britannique, qui a vu “des foules d’employés du principal grand magasin de Kiev” contraints de quitter leur lieu de travail.
“Des plateformes logistiques, des entrepôts, des usines de l’industrie sidérurgique et
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