Alors que certains pays restreignent leurs “visas en or”, The New York Times fait un tour d’horizon des meilleures options restantes… à condition d’avoir beaucoup d’argent à investir, puisque le principe est l’octroi de la résidence longue, voire une voie vers la citoyenneté, en échange d’un investissement considérable. Le quotidien s’adresse à un lectorat américain, mais les citoyens français sont également éligibles à ces différents dispositifs.
“Conçus principalement après la crise financière mondiale de 2008 pour stimuler le développement économique et éviter la faillite, ces programmes ont également engendré une gentrification rapide dans les pays d’accueil (sans parler de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent), poussant certains gouvernements à les réduire ou à les supprimer purement et simplement”, explique le journal. Néanmoins, cinq pays restent des destinations envisageables et avantageuses avec ce que le New York Times juge comme “un faible coût d’entrée” : le Costa Rica (si on met 150 000 dollars), la Grèce (250 000 euros), le Panama (100 000 dollars), le Portugal (250 000 euros) et Sao Tomé-et-Principe (90 000 dollars), avec des conditions de séjour variables.
Le Costa Rica a des visas spéciaux pour attirer les retraités, relativement fortunés tout de même. Comme le Portugal, la Grèce a durci ses conditions d’accès à son visa en or, mais est un des pays européens les plus attractifs et donne accès à tout l’espace Schengen. Quant au Panama, il “est régulièrement salué pour sa qualité de vie, son secteur des services dynamique, la simplicité des procédures de visa et son système de santé (on y trouve un hôpital affilié à Johns Hopkins à Panama), ainsi que son programme de longue date pour les retraités”. Il existe même un visa en or spécial pour les personnes qui investissent dans le reboisement, notamment des forêts de teck. Enfin, parmi les avantages de Sao Tomé-et-Principe, il faut souligner son passeport qui “offre un accès sans visa à plus de 60 pays, notamment dans les pays du Sud”. Toutes les formalités peuvent se faire à distance et en trois mois.
Ruée mondiale sur les seconds passeports
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