Pour les uns c’est “une première victoire”, pour les autres un “sacrifice” inutile. La suppression annoncée de Parcoursup, la plateforme tant critiquée d’orientation vers les études supérieures en France, répond à l’une des “principales revendications” du mouvement lycéen, écrit Il Post, en Italie.

Lundi 26 octobre, après cinq semaines de protestations, le gouvernement l’a lâché tel “un scalp à offrir aux lycéens”, estime Le Temps, en Suisse. Parcoursup, la “‘machine à anxiété’ qui hante les familles françaises”, sera modifié en 2027 pour devenir plus transparent, puis remplacé en 2028 − une tâche qui incombera donc au prochain gouvernement. Cette plateforme est la victime toute trouvée pour un exécutif français en mal de réponses face à la colère des jeunes, observe le quotidien. Car “la haine pour cette plateforme touche à l’intime, à l’espoir que l’on a d’un avenir optimal, aux refus et aux contraintes que la vie semble toujours devoir imposer aux rêves de jeunesse”, écrit Le Temps.

Malgré son indéniable valeur symbolique, le journal suisse estime, comme plusieurs médias étrangers, que cette concession ne résout pas le véritable problème qui tourmente les lycéens français. Adapter, oui. Supprimer, non. Car le “ver dans le fruit, le péché originel” se trouve ailleurs : dans le