Un péage en construction sur une route près de Cali, en Colombie, a été détruit avec des explosifs par des dissidents de la guérilla des Farc, samedi 8 août, au lendemain de l’investiture du nouveau président, Abelardo de la Espriella, dans cette ville du sud-ouest du pays, a annoncé l’armée.
Des gardes de sécurité ont été légèrement blessés dans l’attaque contre l’infrastructure, située sur la route panaméricaine, sur le territoire de la commune de Santander de Quilichao.
Lors de son investiture, le nouveau président, représentant de la droite dure, a promis de combattre « sans répit le narcoterrorisme et toutes les organisations criminelles », et affirmé que l’option du dialogue avec les principaux groupes armés était complètement épuisée.
« Pas de refuge, pas de ménagements, pas d’impunité »
Près de Cali, dans le département du Cauca, opère une dissidence de l’ex-guérilla des Farc, dirigée par un dénommé Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Les dissidents des Farc ont refusé de se joindre à l’accord de paix conclu avec le gouvernement en 2016. L’armée lui a imputé l’attaque contre le péage.
« Attaquer les infrastructures du pays, c’est attaquer le progrès, la mobilité et la tranquillité de millions de Colombiens », a réagi, samedi, sur X, M. de la Espriella, ajoutant qu’il n’y aurait « pas de refuge, pas de ménagements, pas d’impunité » pour les responsables.
Par ailleurs, dans le département de Cesar (nord), un agent a été tué dans une attaque de drones chargés d’explosifs contre un poste de police, selon la police. Le 1er août, six jours avant l’investiture du président, un camion bourré d’explosifs des rebelles de l’Armée de libération nationale (ELN) avait explosé près d’un commissariat de police à Cucuta.
M. de la Espriella a promis d’intensifier, avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis, les bombardements contre les guérillas et les narcotrafiquants qui sont actifs en Colombie et de construire des mégaprisons similaires à celle du Salvador.