Au début du mois de septembre, l’effondrement d’un pan de plafond du John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, à la suite d’une tempête, a déclenché une réaction immédiate de sa direction – qui n’a toutefois pas jugé nécessaire de réparer les dégâts.

À défaut, les employés ont laissé le sol jonché de débris et publié des photographies sur les réseaux sociaux accompagnées de commentaires tels que “Ce lieu tombe en ruine et @realDonaldTrump veut y remédier”. Ils ont mesuré les fragments de plâtre et cartographié le “champ de décombres” comme des enquêteurs sur le crash d’un avion avant de rédiger un rapport de cinquante-cinq pages destiné à la direction du Kennedy Center, pour souligner le délabrement du bâtiment.

Personne n’a été blessé, ce qui n’a pas empêché Donald Trump d’affirmer sur les réseaux sociaux qu’un agent de sécurité avait échappé de justesse à une “mort certaine”. Moins de deux heures plus tard, ses alliés au conseil d’administration du Kennedy Center ont voté pour la fermeture du centre, invoquant des raisons de sécurité.

Mais les menaces proférées par Donald Trump laissent penser que la fermeture du Kennedy Center – présentée comme temporaire – s’explique davantage par sa volonté de sauver la face que par celle de sauver des vies.

Le naufrage d’une