En deux ans, le locataire de la Maison-Blanche a fait main basse sur le Kennedy Center, haut lieu culturel de Washington, entrepris une purge de ses collections, remplacé certaines œuvres d’art par des bas-reliefs à sa gloire, et exigé que son nom soit affiché sur le bâtiment. Jusqu’à mener à la fermeture de l’établissement, dont beaucoup redoutent qu’elle ne devienne définitive, souligne “The New York Times”.
Au début du mois de septembre, l’effondrement d’un pan de plafond du John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, à la suite d’une tempête, a déclenché une réaction immédiate de sa direction – qui n’a toutefois pas jugé nécessaire de réparer les dégâts.
À défaut, les employés ont laissé le sol jonché de débris et publié des photographies sur les réseaux sociaux accompagnées de commentaires tels que “Ce lieu tombe en ruine et @realDonaldTrump veut y remédier”. Ils ont mesuré les fragments de plâtre et cartographié le “champ de décombres” comme des enquêteurs sur le crash d’un avion avant de rédiger un rapport de cinquante-cinq pages destiné à la direction du Kennedy Center, pour souligner le délabrement du bâtiment.
Personne n’a été blessé, ce qui n’a pas empêché Donald Trump d’affirmer sur les réseaux sociaux qu’un agent de sécurité avait échappé de justesse à une “mort certaine”. Moins de deux heures plus tard, ses alliés au conseil d’administration du Kennedy Center ont voté pour la fermeture du centre, invoquant des raisons de sécurité.
Mais les menaces proférées par Donald Trump laissent penser que la fermeture du Kennedy Center – présentée comme temporaire – s’explique davantage par sa volonté de sauver la face que par celle de sauver des vies.
Le naufrage d’une
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Sans engagement • Résiliable en ligneAvec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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