Samedi 25 juillet, cinq ans jour pour jour après le coup de force de Kaïs Saïed, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs en Tunisie en 2021, entre 1 000 et 3 000 personnes ont manifesté à Tunis, une mobilisation plus importante qu’à l’accoutumée.
Elle s’est déroulée dans un contexte de fortes tensions sociales alors que les coupures d’eau et d’électricité se multiplient, mettant à mal l’économie et les conditions de vie des habitants, au moment où le pays est frappé par une vague de chaleur exceptionnelle. Les températures enregistrées dans le nord du pays ont frôlé les 50 °C, et les départs de feux se sont multipliés.
Les manifestants expriment leur ras-le-bol face à la situation dans laquelle le pays est plongé : « pas d’électricité, pas d’eau, pas de propreté, pas de médicaments », dénonce une pancarte ; mais aussi leur exaspération à l’égard d’un pouvoir en pleine dérive autoritaire. « Cette marche est un appel populaire, un appel citoyen pour retrouver les valeurs et les principes de la République », explique Mouldi Gassoumi, universitaire et chercheur tunisien en sociologie.
Dans cette vidéo, nous expliquons comment la colère sociale en Tunisie s’est associée à une dénonciation du tournant autoritaire du pouvoir.
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