Pendant des semaines, les sondages ont prédit que, par rapport aux élections israéliennes précédentes, la participation arabe allait augmenter et qu’elle pourrait atteindre les 70 %. Les résultats ont fait pâlir ces prédictions, elle a été de 80 % – le chiffre le plus élevé de ces dernières décennies pour les citoyens palestiniens d’Israël, soit une participation supérieure à la moyenne nationale.

Les deux partis arabes – la Liste unifiée et la Liste arabe unie (Ra’am) – ont décroché un total de 19 des 120 sièges de la Knesset, battant leur record précédent de 15, en 2020. Le scrutin a été, dans tous les sens du terme, un jour historique pour la politique des Palestiniens d’Israël.

Ce sont les neuvièmes élections auxquelles j’ai pris part, et les huitièmes que j’ai couvertes en tant que journaliste. Mais jamais encore je n’avais été témoin de ce que j’ai vu le 27 octobre.

La politique israélienne nous a “soudain paru très proche de nous”

Lors des échéances précédentes, quand je demandais aux gens, dans les semaines précédant le scrutin, pour qui ils comptaient voter, j’avais généralement droit à l’une ou l’autre version de la même réponse : “Il n’y a personne pour qui voter”, “Ils nous ont tous déçus”, ou “Qu’est-ce que ça changera ? De toute façon, l’État fera ce qui lui chante