Ces derniers temps, une chanson antifasciste côtoie celles de Shakira, de Justin Bieber et de Tame Impala dans le top 10 du hit-parade allemand. Fin juin, le titre Keine Angst (“Pas de peur”) du rappeur Danger Dan et du pianiste Igor Levit avait été déprogrammé de l’émission de télévision satirique Die Anstalt où il devait initialement être interprété, après avoir été jugé trop extrême par la direction de la chaîne publique ZDF. Mais d’après l’hebdomadaire de gauche Die Zeit, les débats autour de cette déprogrammation lui ont donné une incroyable visibilité.
Les artistes ont dénoncé ce qu’ils voyaient comme une atteinte à leur liberté d’expression. Et le morceau, “pensé comme un petit manuel d’action antifasciste contre l’extrême droite, a fini par faire davantage parler de lui que s’il était effectivement passé à l’antenne”.
“La chanson fournit des instructions pas à pas pour créer des structures locales et horizontales destinées à lutter contre les mouvements d’extrême droite”, contextualise la Deutsche Welle. On y retrouve des conseils pour traquer des nazis et les exposer au grand public, ou encore pour taguer des messages politiques sans laisser de trace.
Mais c’est surtout la fin du titre qui a fait polémique. Car “l’artiste y évoque entre autres l’action militante et expr
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En Allemagne, “nul n’a le droit de se faire justice soi-même, même contre des nazis”
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