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Conseil de sécurité | Texte intégral de l’intervention des États-Unis sur Haïti : Washington défend la FRG et annonce 4 000 renforts dans les prochains mois

NEW YORK, 29 septembre 2026 — Les États-Unis ont défendu mardi, devant le Conseil de sécurité, la prolongation de la Force de répression des gangs (FRG), présentée comme une rupture avec plusieurs décennies de missions internationales aux résultats limités en Haïti. Washington affirme q

Conseil de sécurité | Texte intégral de l’intervention des États-Unis sur Haïti : Washington défend la FRG et annonce 4 000 renforts dans les prochains mois
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29 septembre 2026
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Conseil de sécurité | Texte intégral de l’intervention des États-Unis sur Haïti : Washington défend la FRG et annonce 4 000 renforts dans les prochains mois

  • by Rezo Nodwes
  • 29 septembre 2026
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NEW YORK, 29 septembre 2026 — Les États-Unis ont défendu mardi, devant le Conseil de sécurité, la prolongation de la Force de répression des gangs (FRG), présentée comme une rupture avec plusieurs décennies de missions internationales aux résultats limités en Haïti.

Washington affirme que plus de 17 000 personnels ont été promis pour 5 500 postes autorisés, que plus de 1 500 militaires sont déjà déployés et que 4 000 autres doivent arriver au cours des prochains mois. La FRG dispose, selon la délégation américaine, d’un mandat offensif destiné à reprendre routes et quartiers, démanteler les péages illégaux et permettre à la Police nationale d’Haïti de retourner dans des zones contrôlées par les gangs.

Le représentant américain a insisté sur le caractère non permanent de l’opération : « cette mission ne peut pas et ne deviendra pas une mission sans fin ». Washington affirme vouloir permettre aux Haïtiens de reprendre progressivement le contrôle de leur sécurité, de leurs rues et de leur avenir, après « six, peut-être sept missions » internationales consacrées au pays au cours des dernières décennies.

Voici la traduction fidèle, restructurée en paragraphes publiables, sans modification du fond ni ajout interprétatif.

États-Unis d’Amérique [25:00] — Merci, Monsieur le Président, et merci à notre co-plume, en particulier au Panama, pour son étroite collaboration dans cet effort. Chers collègues, depuis des décennies, la communauté internationale voit Haïti traverser crise après crise. Des missions se sont succédé puis ont disparu. Des milliards de dollars ont, à vrai dire, été dépensés par bon nombre des pays représentés dans cette salle. Et nous devons nous demander : pour quels résultats ? Il s’agissait certes d’efforts courageux, animés de bonnes intentions. Pourtant, nous nous trouvons aujourd’hui face à une situation où les gangs ont gagné du terrain et accru leur puissance, tandis que les institutions haïtiennes se sont affaiblies, et où les citoyens ordinaires d’Haïti, de la région, et même de nos propres pays, en ont payé le prix.

Vous avez probablement déjà entendu cette formule selon laquelle la définition de la folie consiste à répéter sans cesse la même chose tout en espérant obtenir un résultat très différent. Cette formule pourrait certainement s’appliquer à une grande partie de la stratégie internationale à l’égard d’Haïti pendant une bonne partie de ma vie. Chers collègues, aujourd’hui marque une nouvelle étape et ouvre un nouveau chapitre pour Haïti. Je suis fier de pouvoir dire que nous tentons quelque chose de véritablement différent. Avec notre co-plume, nous apprécions votre soutien à l’expérimentation d’un nouveau modèle et d’une nouvelle approche. Nous avons entrepris cette démarche en solidarité avec l’ensemble des membres de l’Organisation des États américains, l’OEA, avec la CARICOM et, avant tout, avec le gouvernement d’Haïti.

Nous avons voté en faveur de la reconduction de la Force de répression des gangs ainsi que de son Bureau d’appui des Nations unies en Haïti. Il convient de rappeler qu’il y a seulement un an, nous discutions encore de la forme que pourrait prendre cette nouvelle force et de ce qu’elle pourrait accomplir. Nous savions également ce qu’elle ne devait pas être. Aujourd’hui, cette force existe et, mieux encore, elle commence à produire des résultats. Grâce au mandat et aux ressources que ce Conseil lui a accordés, la Force de répression des gangs mène désormais le combat contre les gangs. Elle dégage des routes et des quartiers. Elle libère des zones qui étaient auparavant interdites d’accès à la Police nationale d’Haïti. Elle démantèle des postes de péage illégaux constituant une source illicite de revenus pour les gangs et alimentant leur capacité à exercer la terreur.

Chers collègues, quatre éléments distinguent ce modèle et cette approche et leur donnent, selon nous, une possibilité de fonctionner. Premièrement, cette force dispose de véritables moyens d’action : des militaires aguerris bénéficiant d’un mandat offensif. Il serait évidemment impossible de combattre directement les gangs sans une telle capacité. Deuxièmement, nous estimons que les Nations unies ne cherchent pas à assumer davantage qu’elles ne peuvent accomplir. Elles se concentrent plutôt sur ce qu’elles sont particulièrement bien placées pour assurer : fournir l’ossature logistique nécessaire par l’intermédiaire du Bureau d’appui nouvellement établi.

Troisièmement, l’ensemble de cette initiative est conçu autour d’un objectif final : permettre aux Haïtiens eux-mêmes de reprendre le contrôle de leur propre sécurité et de leur avenir. Cette mission ne peut pas et ne deviendra pas une mission sans fin. Quatrièmement, les pays partagent effectivement la responsabilité du recrutement, du déploiement et du soutien de cette mission. Au cours de l’année écoulée, nous avons reçu des engagements portant sur plus de 17 000 membres du personnel pour 5 500 postes autorisés. Il convient de mesurer pleinement ce que ce chiffre signifie : nous disposons de plus de trois fois plus d’engagements en personnel que de postes autorisés et disponibles.

Plus de 1 500 militaires sont actuellement déployés sur le terrain, et 4 000 autres doivent arriver au cours des prochains mois. Chers collègues, nous exprimons notre gratitude pour ce soutien, en particulier envers les militaires et policiers du Tchad, du Salvador, du Guatemala, de la Jamaïque, de la Mongolie et du Sri Lanka, qui ont déjà servi sur le terrain. Une nouvelle fois, au nom de notre co-plume et du peuple haïtien, nous vous remercions. Ces hommes et ces femmes ont quitté leurs foyers et leurs familles pour affronter certains des gangs les plus violents de notre hémisphère. Un tel engagement exige du courage.

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