Le Costa Rica ne vient pas nécessairement à l’esprit des Européens lorsqu’il s’agit de trouver un pays où s’installer. En effet, Rodrigo Chaves, le président populiste, multiplie les attaques frontales contre les médias indépendants, qu’il qualifie d’“assassins politiques”, et le climat politique est tendu. Pourtant, à Londres, The Times met en avant la petite république d’Amérique centrale comme destination de choix pour les expatriés. Il brosse un tableau enchanteur de ce pays doté d’“une nature époustouflante, d’un mode de vie sûr et abordable, et des soins de santé de premier ordre”, et bercé par “sa culture de la pura vida (la ‘vie pure’) – expression souvent utilisée pour décrire le bien-être et l’optimisme qui règnent dans le pays”.
Selon Adalberto Pucca, responsable des services de mobilité internationale chez Global Citizen Solutions, nombre d’Européens, et plus seulement des Nord-Américains, s’y installent. Carly Rowena, une créatrice de contenu mariée à un ultramarathonien, y vit avec son conjoint et leurs deux jeunes enfants. Elle raconte qu’“il n’y a pas de confort, pas de livraisons Amazon ou Deliveroo, l’électricité est coupée tous les jours (souvent l’eau aussi) et les routes sont des chemins de terre. Ils n’utilisent pas de pesticides, donc la nourriture ne se conserve pas.” Malgré ces difficultés, elle dit se sentir “plus vivante et plus humaine que jamais”, car elle vit au rythme de la nature. Les personnes moins aventurières trouvent près de San José, la capitale, des hôpitaux et des écoles internationales. Les loyers ne sont pas particulièrement bon marché, mais l’essence et l’alimentation coûtent moins cher qu’au Royaume-Uni (et qu’en France).
Depuis 2022, les nomades numériques peuvent immigrer au Costa Rica avec un visa d’un an. Il est également possible d’obtenir un permis de séjour de deux ans renouvelable qui ouvre la voie à la nationalité, à condition d’investir 150 000 dollars dans l’immobilier ou dans une entreprise costaricaine. Il existe même un visa spécial pour les rentiers. C’est peu dire que le pays fait tout pour attirer une émigration fortunée.
Où partir vivre en 2026 ?
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