Après un week-end marqué par des scènes de pillages, le gouvernement français s’est rassemblé pour “rétablir l’ordre”, écrit The Washington Post. Lundi 19 octobre, à l’issue d’une cellule interministérielle de crise, le Premier ministre a présenté la stratégie de l’exécutif “alors que le pays vient de connaître des émeutes comme il n’en avait pas vu depuis des années, entre bâtiments publics incendiés, commerces saccagés et arrestations par centaines”.

Elle tient en peu de mots : des “couvre-feux partiels” et “localisés” décidés par les préfets. La carte précise de ces couvre-feux doit être publiée dans l’après-midi après consultation avec les maires. “À Marseille, les autorités ont interdit tous les rassemblements et manifestations de 12 heures à 20 heures pour éviter toute nouvelle flambée de violences”, indique CNN.

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“Sébastien Lecornu n’a pas écarté la possibilité d’instaurer l’état d’urgence ni d’invoquer l’article 16 de la Constitution, qui accorde au président des ‘pouvoirs exceptionnels’”, remarque The Daily Telegraph. Au cours du week-end, près de 2 400 personnes ont été interpellées et 997 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés.

Blocage du Louvre

Dans ce qui se veut un exercice de “transparence”, selon le mot du Premier ministre, un nouveau bilan des violences a été communiqué par le gouvernement. Aux côtés du locataire de Matignon, Serge Papin, ministre du Commerce et des PME, a estimé à “3 000 au moins” les commerces touchés par les violences qui bénéficieront de mesures d’aide, dont le dispositif du chômage partiel.

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