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Dans le sud du Liban, le photographe Edouard Elias en immersion avec la Finul
Par Édouard Elias (Photographe)Reportage photoLe photographe Edouard Elias a passé une semaine avec le contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, pour documenter le quotidien de cette mission de maintien de la paix.
Déployée depuis mars 1978, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) voit son mandat arriver à échéance en décembre. Le contingent français devrait évacuer, en mai 2027, la base de Deir Kifa, qui sera rétrocédée aux forces armées libanaises. Les 700 soldats dudit contingent, qui supervisent la mission depuis la mi-mai, œuvrent dans une région vidée de ses habitants. Autour de leur base de Deir Kifa, les villages servant de lignes de défense au parti-milice chiite du Hezbollah étaient alors pilonnés par les forces israéliennes.
Depuis que l’armée de l’Etat hébreu s’est emparée d’une bande frontalière de dix kilomètres de profondeur dans le sud du pays du Cèdre, seuls ses soldats et les convois de casques bleus – qui vont ravitailler les bases onusiennes situées au-delà de la « ligne jaune » délimitant la zone qu’Israël occupe sur 6 % du sol libanais – empruntent régulièrement la route longeant la « ligne bleue » (la démarcation fixée par l’ONU entre les territoires israélien et libanais). Ils restent donc des témoins de première main des actions menées par Tsahal dans le sud du Liban, mais aussi de l’étendue des destructions qui s’y déroulent.
Pour Le Monde, Edouard Elias a photographié le quotidien la Finul. Il propose un récit inédit et intime de la réalité du travail dans cette zone, où les soldats israéliens règnent en maîtres.
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