Bling-bling, ego trip et syncrétisme stylistique. Ce sont quelques-uns des éléments qui charpentent la carrière du chanteur et joueur de kora Sidiki Diabaté. Sans parler de sa prestigieuse lignée : le natif de Bamako n’est autre que le fils aîné de l’un des grands noms de la kora et de la musique mandingue, le défunt Toumani Diabaté (1965-2024). A 34 ans, il est l’un des artisans d’un certain renouveau autour de la kora, instrument à cordes ouest-africain associé aux griots. Avec un public rajeuni, un langage qui s’enrichit et s’accorde avec les tendances actuelles et une féminisation de la pratique qui va crescendo.
Ce vendredi 18 septembre, Sidiki Diabaté se produit à l’Accor Arena, salle parisienne de 20 000 places qu’il a déjà occupée en 2023. Le musicien virtuose promet, lors d’un échange avec Le Monde, un spectacle grandiose et la présence de moult invités. Celui qui, en 2020, avait été incarcéré trois mois à Bamako à la suite de faits présumés de violences sur son ex-compagne clame que les ennuis sont derrière lui et revendique le titre de « prince de la kora ».
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