Les violentes manifestations qui ont secoué la France et notamment Paris, samedi 17 octobre, ont laissé un sentiment de grande confusion dans les médias étrangers. Si la France “est un pays habitué aux manifestations”, y compris aux protestations violentes, les événements du 17 octobre sont “exceptionnels, même pour les normes françaises”, affirme ainsi le correspondant du Times à Paris.
Le journaliste évoque notamment les pillages mais aussi les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre. Des violences qui ont conduit à l’interpellation de plus de 2 000 personnes, souligne CNN.
Sur la chaîne de télévision allemande Tagesschau, un journaliste constate que personne “ne parvient à expliquer une colère d’une telle ampleur”. Plusieurs médias rappellent toutefois que la contestation ne date pas d’hier. “Ça a commencé par les écoles, les élèves affirment qu’elles tombent en ruines”, rappelle ainsi une journaliste du média britannique The Daily Telegraph.
Le mouvement étudiant s’est ensuite élargi à “une contestation sociale plus ample”, souligne La Vanguardia, sur fond de crise économique du pays et de baisse du pouvoir d’achat des Français. Un journaliste de CBC News estime de son côté que la mobilisation du 17 octobre traduit aussi une défiance envers les dirigeants : les manifestants estiment que le gouvernement n’a pas entendu leurs revendications.
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Je m’abonneLes regards sont désormais tournés vers Emmanuel Macron. “Alors qu’il s’est peu exprimé depuis le début du mouvement lycéen”, souligne une journaliste d’Al-Jazeera, les violences du week-end l’ont contraint à prendre la parole. Son allocution télévisée dimanche 18 octobre au soir ne semble néanmoins pas avoir convaincu les observateurs étrangers. Bloomberg estime qu’il a peu développé les solutions politiques dans son discours et a renvoyé la responsabilité des discussions entre les différents acteurs au Premier ministre.
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