Lorsqu’il avait annoncé, le 12 novembre 2025, les contours du Sommet international sur l’espace qu’il voulait organiser à Paris, Emmanuel Macron espérait reprendre la main sur la trajectoire spatiale de l’Europe, percutée par l’émergence fulgurante de l’américain SpaceX, la société de l’homme d’affaires Elon Musk, et les tensions géopolitiques nées de la guerre en Ukraine. « Je veux que ce sommet rassemble les Européens autour d’une ambition commune » et qu’il aboutisse à « construire une vision partagée de la place de l’Europe sur la carte des puissances spatiales mondiales à l’horizon 2035 », expliquait le président de la République.
Finalement, ce sommet, qui se tient au Grand Palais mercredi 9 et jeudi 10 septembre, révèle au grand jour les divisions spatiales entre la France et l’Allemagne. Alors que le principe de la coprésidence avec M. Macron avait été confirmé, le 17 juillet, lors d’une conférence de presse commune, le chancelier allemand, Friedrich Merz, s’est désisté en raison d’un agenda intérieur chargé, a annoncé l’Elysée, vendredi 4 septembre. Il sera représenté par ses ministres de la défense, Boris Pistorius, et de l’espace, Dorothee Bär. Durant la préparation de ce sommet, Français et Allemands « s’entendaient très bien pour parler de tous les sujets en n’excluant pas des sujets sur lesquels il y a des divergences d’appréciation, voire de la rivalité », minimisait l’Elysée après ce désistement, tout en reconnaissant les difficultés.
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