Les infrastructures de refroidissement découvertes à Deir ez-Zor en Syrie sont « conformes à celles d’un réacteur nucléaire », d’après l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un rapport confidentiel consulté par l’Agence France-Presse mardi 1er septembre. L’agence ajoute qu’elle « continuera de surveiller les activités sur le site » en cours d’excavation.
Les anciennes autorités syriennes « n’avaient pas déclaré des matières, des installations et des activités nucléaires », observe l’AIEA qui dit se baser à la fois sur des informations fournies par la Syrie et son propre travail de vérification dans plusieurs endroits, toujours selon ce rapport confidentiel. Elle précise avoir également découvert une usine de fabrication de combustible destiné au réacteur de Deir ez-Zor, ainsi que des déchets d’uranium.
Le 18 août, l’AIEA et les autorités syriennes avaient annoncé la découverte de « quelques tonnes de matières nucléaires » sur un site « non déclaré », « héritage de l’ancien régime », signalé en juillet par les autorités de Damas. Les inspecteurs de l’AIEA ont visité deux sites, celui de Deir ez-Zor et « un second lieu lié au matériau nucléaire récemment identifié par la Syrie », selon un communiqué conjoint publié à ce moment-là.
Quant à l’absence d’accès aux sites nucléaires iraniens pour y vérifier le matériel nucléaire, cela « doit être réglé avec la plus grande urgence », souligne l’agence. « L’absence d’informations de l’agence concernant ce matériau nucléaire et d’accès aux installations permettant de le vérifier constitue un motif de préoccupation en matière de prolifération », fait savoir le gardien de la sûreté nucléaire onusien.