Alors qu’Emmanuel Macron organisait à Paris, les 9 et 10 septembre, le Sommet international sur l’espace, le véritable pouvoir spatial se trouvait aux Etats-Unis, chez SpaceX. La société d’Elon Musk, qui n’avait pas dépêché de représentant pour ce sommet, tient le secteur dans sa main. SpaceX a cessé de commercialiser les vols à bord de sa fusée Falcon-9 au-delà de 2028, a révélé le Wall Street Journal, le 21 septembre, provoquant un immense stress chez tous les opérateurs de satellites.
L’entreprise d’Elon Musk n’a jamais commenté cette décision qui coïncide avec la montée en puissance de son lanceur super-lourd Starship, dont la vie commerciale a débuté le 28 septembre, et qui remplacera progressivement Falcon-9. Mais, sans cette dernière, de nombreux acteurs, y compris Américains, n’auront plus de solution pour placer leurs satellites en orbite.
Lancée en 2010, Falcon-9 est devenue quasiment monopolistique. La fusée a décollé 165 fois en 2025, soit quasiment un tir tous les deux jours. Sur ce total, 120 vols étaient consacrés intégralement ou partiellement à la mise en orbite des satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk, ce qui laissait tout de même énormément de place à des opérateurs tiers. La capacité d’emport et le rythme de décollage de Falcon-9 permettaient d’offrir des prix attractifs et une disponibilité importante, créant une dépendance mondiale.
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