Depuis 2024, les Hongrois peuvent récupérer 50 forints (0,14 euro) par bouteille consignée déposée dans un des milliers d’automates de retour. La machine propose ensuite un bon d’achat du montant accumulé, un virement ou un don caritatif. Ce système est une “réussite écologique” car “le taux de collecte atteint 90 % en deux ans”, mais “une économie informelle faisant vivre des milliers de personnes s’est développée à Budapest” autour de ce phénomène qui “met en lumière une crise sociale et des drogues plus ancienne”, rapporte Valasz Online.

“La plupart des ramasseurs ne sont pas des sans-abri : habitants démunis de la capitale, travailleurs venus des zones rurales, retraités modestes, nombreux toxicomanes”, précise le site. Mais pour Valasz Online, “la solidarité qu’ils réclament doit aussi s’appliquer aux citadins des classes populaires et moyennes désireux de vivre dans des espaces publics propres et sûrs alors qu’ils voient, chaque soir, les ‘chasseurs de bouteilles’ renverser toutes les poubelles”.

Brigade de nettoyage nocturne

Ces bouteilles “rapportent plus qu’un poste de nuit en restauration rapide”, indique Blikk. Le tabloïd évoque une “mafia des bouteilles” dont les collecteurs “vont à Budapest en train, se partagent les territoires et gagnent plus que s’ils travaillaie