Elle se trouve à environ 284 années-lumière de notre Système solaire, sa température s’élève à quelque 4 000 °C et si les humains pouvaient la voir à l’œil nu, elle apparaîtrait de couleur verte.
“Cette étoile, WD J1330+6435, est la première que des chercheurs assurent être verte”, indique Sky Nightly. “Vert chartreuse”, précisent-ils dans un article paru dans le journal RAS Techniques and Instruments.
Oh ! la belle rose, oh ! la belle verte
“Pour la plupart des étoiles, la couleur dépend de la température : les plus froides apparaissent orange, celles comme notre Soleil, blanches, et les plus chaudes, bleu pâle”, rappelle le site spécialisé. Et tout le monde pensait qu’il en était de même pour les naines blanches, qui sont des sortes de cadavres compacts d’étoile. Jusqu’à la publication du travail de Mark Hollands et de ses collègues de l’université de Warwick, au Royaume-Uni.
À cause de leur faible luminosité et de leur petite taille, il est impossible de les voir à l’œil nu, et même les meilleurs télescopes ne les détectent que comme des points lumineux. Alors, “pour savoir de quelle couleur apparaîtraient ces étoiles si elles étaient suffisamment proches pour être vues dans toute leur majesté, les scientifiques ont dû analyser la composition de la lumière qu’elles émettent”, explique The Times. Et c’est ainsi que “les chercheurs de l’université de Warwick ont découvert que, malgré leur nom, les naines blanches n’étaient pas toujours blanches mais pouvaient briller en jaune, rose, violet”, poursuit le quotidien britannique.
Composition chimique
Discover Magazine explique que la couleur d’une étoile serait aussi déterminée, en particulier chez les naines blanches, par sa composition chimique et sa densité.
Quand la densité est élevée, “des éléments comme le calcium, le carbone et le sodium interagissent avec la couche dense d’hélium qui entoure l’étoile et absorbent la lumière dans un large éventail de couleurs qui seraient visibles à une densité inférieure”, détaille Discover. Les étoiles se distinguent alors des tons orangés, bleus et blancs habituels.
Concernant WD J1330+6435, une naine blanche froide, “les traces de sodium dans son atmosphère absorbent la zone orange du spectre, ce qui laisse une brillance verte fantomatique”, explique Mark Hollands, dont les propos sont rapportés par Sky Nightly. Et “à l’autre bout du spectre”, à 48 années-lumière de la Terre, le chercheur révèle que WD J1011 + 2845 est l’étoile la plus rouge jamais identifiée à ce jour.
Reste, et il faut le souligner, que la grande majorité des naines blanches sont bel et bien… blanches.
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