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Des influenceurs américains secrètement payés pour faire de la publicité politique

Sur les réseaux sociaux, il n’est pas rare qu’un influenceur américain affirme son soutien à une personnalité politique. Mais selon une enquête du “New York Times”, ces internautes sont payés, chose qu’ils ne déclarent pas toujours. Un phénomène qui touche aussi les candidats proc

Des influenceurs américains secrètement payés pour faire de la publicité politique
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Vidéo. Des influenceurs américains secrètement payés pour faire de la publicité politique

Josh Greene, un “influenceur de gauche, étoile montante des réseaux sociaux” dont le podcast est suivi par 800 000 personnes, a fait la promotion d’une dizaine de candidats, “à l’occasion de modestes scrutins locaux mais aussi de primaires démocrates très médiatisées” pour les élections de mi-mandat à venir le 3 novembre, écrit The New York Times.

Mais “il ne précise pas toujours à ses abonnés qu’il est rémunéré pour afficher son soutien”. Et c’est loin d’être le seul.

Explication en vidéo.

Plutôt que de s’adresser à des stars des réseaux, certains candidats préfèrent payer de plus petits créateurs, non pas pour une mais pour plusieurs vidéos, voir des dizaines.

Pour cela, ils passent par des agences de création de contenu généré par les utilisateurs, ou UGC.

Et les résultats sont parfois étonnants.

Le New York Times donne l’exemple d’une femme, Paige Dunmeyer, qui a posté sur TikTok une dizaine de vidéos pour soutenir la campagne de Tom Steyer au poste de gouverneur de Californie.

Puis, “on l’a vue se plaindre, via un autre compte, du coût de la vie ‘ici dans le Michigan’ et inciter les internautes à voter pour Haley Stevens, candidate [malheureuse à la primaire démocrate] en vue des élections sénatoriales [du mois de novembre]”.

Sur un troisième compte, elle parlait du pouvoir d’achat… dans le Wisconsin.

Sauf que Paige Dunmeyer vit au Texas. Alors comment expliquer toutes ces vidéos ?

La jeune femme “est employée par une agence de création de contenu baptisée ‘SideShift’”. Elle a donc été payée pour sa création de contenu.

Les comptes de campagne de Tom Steyer montrent qu’elle a touché 1 320 dollars pour la publicité qu’elle a produite pour lui.

“SideShift lui a verséplus de 30 000 dollars[plus de 26 000 euros]au total pour diversescampagnes de communicationpolitiques et commerciales,d’après les registres internesconsultés par le New York Times.”

Le quotidien américain The New York Times

Toujours selon le New York Times, au moins 87 personnes inscrites sur SideShift ont fait de la publicité pour Tom Steyer pour le poste de gouverneur de Californie, mais aussi pour Haley Stevens et James Talarico, respectivement candidats démocrates aux élections sénatoriales du Michigan et du Texas.

“La plupart du temps, sans aucune mention d’une quelconque rémunération”, ajoute le quotidien américain.

De son côté, SideShift a déclaré encourager ses utilisateurs à suivre les “règles en vigueur en matière de transparence” et appelle “à des lois plus claires pour encadrer l’obligation d’information au sujet des contenus rémunérés sur les réseaux sociaux”.

Camille Miloua Giraudeau
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