Le 8 juin dernier, Vishal Maurya monte à bord du Ganga Sutlej Express à la gare d’Akbarpur Junction, dans l’Uttar Pradesh, un État du nord de l’Inde. Le jeune homme de 22 ans se rend à Lucknow [la capitale provinciale], à 194 kilomètres de là. Au cours des sept heures de trajet, une seule obsession lui occupe l’esprit : réussir l’examen de recrutement des agents de police, organisé le 10 juin dans la capitale de l’État.
Vishal a terminé ses études secondaires il y a quatre ans. S’il réussit l’examen, il espère changer la vie de sa famille et la libérer du fardeau de décennies de précarité. Ses parents travaillent comme ouvriers agricoles et ne possèdent aucune terre. “Quand ils ont la chance de pouvoir travailler, ils gagnent 300 roupies [environ 3 euros] par jour, explique Vishal. Je rêve de pouvoir changer leur destinée.” Depuis des générations, sa famille vit dans le dénuement, tout au bas de l’échelle sociale. Il affirme :
“Cet examen offre à des gens comme nous une chance incroyable.”
Premier de sa famille à poursuivre des études, Vishal Maurya travaille parallèlement à temps partiel comme ouvrier dans le bâtiment. Le 9 juin, il se retrouve à la gare de Charbagh, à Lucknow, au milieu de milliers d’autres candidats venus passer l’examen.
Organisé du 8 au 10 juin, l’examen a
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
À Trump Heights, colonie israélienne du Golan : “Quand il ne sera plus président, nous serons toujours ici”
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !