Le déplacement de Vladimir Poutine, jeudi 13 août, dans les îles Kouriles a réveillé un différend territorial. L’ambassadeur japonais en Russie a été convoqué au ministère russe des affaires étrangères, il y est attendu mardi 18 août, a indiqué Moscou.
Les relations russo-japonaises sont empoisonnées par un contentieux autour de quatre de ces îles dont s’est emparée l’armée soviétique en 1945, dans les derniers jours de la seconde guerre mondiale. Le Japon les revendique, alors que la Russie les considère comme une partie de son territoire.
Le déplacement du président russe avait provoqué la colère du Japon, qui avait convoqué l’ambassadeur russe, Nikolaï Nozdrev. La Russie a répliqué en convoquant à son tour l’ambassadeur japonais, Akira Muto.
Evoquer « le comportement des autorités japonaises »
Les autorités japonaises « ont dépassé les limites de la décence » en critiquant le voyage de Vladimir Poutine, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. « Nous avons convoqué l’ambassadeur du Japon », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, mais Tokyo a initialement répondu qu’il ne pourrait pas venir immédiatement. « Soit parce qu’il n’était pas à Moscou, soit parce qu’il était souffrant, nous n’avons pas très bien compris la raison », a précisé Sergueï Lavrov.
Après les propos du chef de la diplomatie, l’ambassadeur « s’est soudainement senti mieux et se rendra demain [mardi] au ministère des affaires étrangères », a indiqué plus tard sa porte-parole Maria Zakharova à l’agence d’Etat Tass. Sergueï Lavrov avait affirmé qu’Akira Muto était attendu afin d’évoquer « le comportement des autorités japonaises » et sa mission d’ambassadeur.