C’est une affaire politique et sociale majeure au Mexique. Disparus mystérieusement dans la nuit du 26 septembre 2014, 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, située dans l’État de Guerrero (sud-ouest du Mexique), demeurent introuvables. Les élèves, qui devaient se rendre à une manifestation, ont été arrêtés à un barrage policier. Depuis, l’énigme reste presque entière.

Mais le lundi 28 septembre, douze ans après la tragédie, un nouveau rapport officiel émis par les autorités fédérales est venu apporter des éléments de réponse supplémentaires sur cette affaire qui continue d’émouvoir le pays.

De nouveaux suspects

Comme le souligne La Jornada, le document présente quatre pistes d’enquête qui semblent mettre en évidence une possible implication de plusieurs responsables publics du Guerrero, de sociétés de pompes funèbres et de plusieurs crématoriums, ainsi que des Guerreros Unidos, un groupe criminel présent dans le Guerrero et l’État de Morelos. Selon les autorités, les nouvelles données découlent d’une “réanalyse” de plusieurs éléments, tels que des relevés téléphoniques, des témoignages et divers documents obtenus au cours de l’enquête.

La première piste, grâce à l’analyse de communications téléphoniques, a permis de révéler l’existence de 17 nouveaux suspects, maj