Décès à 96 ans de Dolores Huerta, figure emblématique du syndicalisme américain. Dolores Huerta, “militante passionnée et déterminée qui a contribué à fonder et à diriger le premier syndicat durable de travailleurs agricoles pauvres du pays”, avant de devenir “une source d’inspiration pour les femmes et les progressistes convaincus”, est décédée mercredi à l’âge de 96 ans, rapporte The Los Angeles Times. Figure emblématique du syndicalisme aux États-Unis, Dolores Huerta a succombé à un cancer et s’est éteinte à son domicile californien de Bakersfield, a précisé sa famille. “Proto féministe anticonformiste, marraine du mouvement chicano et doyenne du syndicalisme américain”, cette mère de onze enfants avait lutté sans relâche pour les droits des travailleurs agricoles – souvent issus de l’immigration – et co-fondé le syndicat United Farm Workers of America avec César Chávez. L’histoire de ce duo “avait pris un tournant inattendu et tragique en mars” lorsque Dolores Huerta avait confié au New York Times avoir été violée à plusieurs reprises par Chávez, entraînant deux grossesses, rappelle le titre californien. C’est à Huerta que l’on doit la formule “Sí se puede”, (“ Oui, c’est possible”) scandée encore aujourd’hui dans les toutes les manifestations aux États-Unis et dans les pays hispaniques, et dont était inspiré le slogan “Yes We Can” de Barack Obama lors de sa campagne présidentielle de 2008.

Andorre envisage une dépénalisation partielle de l’avortement. Le parlement de la principauté d’Andorre – l’un des deux seuls États européens, avec le Vatican, à interdire totalement l’IVG – va examiner un projet de loi dépénalisant partiellement l’avortement. Le texte, dévoilé mercredi, “exonère les femmes de toute responsabilité pénale” en cas d’interruption volontaire de grossesse, sans pour autant garantir “le droit d’avorter”. Le texte maintient en outre “les sanctions applicables aux professionnels de santé pratiquant des avortements en Principauté et n’envisage pas d’aborder la question du financement public”, souligne El Periòdic d’Andorra dans son éditorial. Les femmes recourant à l’IVG en Andorre sont actuellement passibles de six mois de prison et vont généralement avorter de l’autre côté de la frontière, en France ou en Espagne. “La suppression des sanctions pénales est un pas en avant, mais elle n’équivaut pas à garantir que toutes les femmes puissent exercer ce droit dans des conditions égales”, estime le titre andorran. “Le débat ne peut donc être considéré comme clos avec cette réforme”.

Flávio Bolsonaro s’arroge le titre de “leader” du Brésil et veut “diriger l’opposition” depuis les États-Unis. Quelques heures après son arrivée à Miami, Flávio Bolsonaro a affirmé mercredi sur ses réseaux sociaux qu’il était le “leader du Brésil” et annoncé “son intention de diriger l’opposition brésilienne” depuis les États-Unis, rapporte Folha de São Paulo. Candidat malheureux à l’élection présidentielle, largement remportée dimanche par Lula, le fils de l’ex-président Jair Bolsonaro s’est enfui du Brésil dans les heures suivant sa défaite, rejoignant finalement Miami via l’Argentine et l’Équateur. Le sénateur d’extrême droite de 45 ans, visé par plusieurs enquêtes pour corruption dans son pays, a également réitéré, “sans apporter de preuves, ses allégations de fraude électorale”, bien que son propre parti ait reconnu la victoire de Lula, précise le quotidien de São Paulo. Donald Trump, proche de la famille Bolsonaro, a assuré mercredi qu’il “ne se mêlerait pas” des affaires de Flávio.

L’UE renonce au terme de “membre associé” pour le Canada. Alors que doit s’ouvrir jeudi soir à Montréal un sommet Canada-Union européenne (UE), des sources diplomatiques ont confirmé mercredi que Bruxelles avait renoncé à qualifier son partenaire nord-américain de “membre associé”. Le terme avait été proposé en septembre par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, suscitant l’opposition de plusieurs États membres, notamment de l’Allemagne. Le Canada lui-même “était mal à l’aise avec ce statut de membre associé qui n’est pas juridiquement défini dans les traités de l’UE”, remarque La Presse. Le premier ministre Mark Carney avait d’ailleurs préféré parler d’une “Alliance pour l’avenir” et “le sommet servira à en élaborer les contours”, croit savoir le quotidien. Ce sommet de deux jours “marque un rapprochement sans précédent entre le Canada et l’UE au moment où la guerre commerciale avec les États-Unis fait toujours rage et que l’incertitude plane sur la scène internationale”, observe le titre québécois.

États-Unis : le Fed maintient ses taux inchangés à une semaine des élections de mi-mandat. La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux d’intérêt inchangés mercredi, “se donnant ainsi le temps de décider si de nouvelles hausses de taux sont nécessaires pour éviter que les coûts de l’énergie et le boom de la construction dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) n’entraînent une inflation plus généralisée”, analyse The Wall Street Journal. De nombreux observateurs s’attendaient à un nouveau relèvement des taux pour dompter l’inflation, mais le président de la Fed Kevin Warsh a visiblement préféré temporiser, sans doute pour éviter d’être accusé de biais politique à quelques jours des élections de mi-mandat, alors que Donald Trump réclame à cor et à cri une baisse des taux. Les analystes s’attendent désormais à ce que la hausse soit annoncée lors de la réunion de décembre. Les taux directeurs de la Fed, qui déterminent les taux d’intérêt proposés aux emprunteurs par les banques, se situent aujourd’hui entre 3,75 % et 4 %. Quant à l’inflation, elle s’est accélérée le mois dernier, à 3,7 % sur un an.