Elle n’aura pas connu le résultat d’une bataille politique dont elle était partie prenante il y a encore quelques mois. A une semaine des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre, dont les démocrates américains espèrent faire un vote sanction contre Donald Trump, l’infatigable militante de gauche Dolores Huerta, légende du syndicalisme, est morte le 28 octobre à son domicile de Bakersfield, en Californie, au cœur de la région où elle s’était illustrée dans les années 1960-1970 en organisant la lutte des ouvriers agricoles latinos. Elle avait 96 ans.
Combative, figure de la défense des droits de la minorité d’origine mexicaine, c’est elle qui a propagé le slogan « Si se puede » (« oui, c’est possible ») dont des générations de militants se sont emparés depuis dans le monde entier. En lui remettant en 2012 la médaille présidentielle de la liberté, plus haute distinction civile aux Etats-Unis, Barack Obama, alors président des Etats-Unis, avait reconnu s’en être inspiré pour son célèbre slogan de 2008 « Yes we can ! ».
Dolores Huerta n’a jamais cessé de militer : pour la justice sociale, pour l’égalité hommes femmes et, plus récemment, pour inciter la communauté latino à voter, et les Latinas à se présenter aux élections.
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