Pourquoi Jordan Bardella n’a-t-il pas plaidé l’erreur de jeunesse ? Dans la tourmente, le président du Rassemblement national (RN), promis à la fonction de Premier ministre si Marine Le Pen devait remporter l’élection présidentielle en 2027, n’aurait-il pas gagné à faire amende honorable ? N’en sortirait-il pas grandi dans l’opinion ? Face à la stratégie de communication de Jordan Bardella, ces interrogations ont traversé l’esprit de plus d’un commentateur politique en France, mais aussi d’une série de voix plus ou moins discrètes à l’intérieur même de son parti, ces derniers jours.

Le président du RN a, de fait, adopté une posture de dénégation, depuis la révélation par les journalistes de Mediapart, le 28 septembre dernier, de conversations particulièrement compromettantes remontant jusqu’à 2013, lorsqu’il était un jeune militant âgé de 17 ans. Les écrits dévoilés par le média d’investigation sont imprégnés d’un antisémitisme manifeste et d’une vision conspirationniste reflétant la croyance en un prétendu complot juif. Ces contenus trahissent aussi la défense des thèses soutenues par Alain Soral, “intellectuel” alors influent pour une génération montante de militants d’extrême droite, notoirement connu pour ses thèses antisémites, négationnistes et conspirationnistes.

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