La gauche israélienne parviendra-t-elle à retrouver une place dans le paysage politique ? À deux semaines des élections législatives, le 27 octobre, le pari de Yaïr Golan, ancien vice-chef d’état-major devenu chef du parti Les Démocrates, reste incertain.

Selon une moyenne des derniers sondages des chaînes israéliennes 11, 12 et 13, sa formation obtiendrait 9 sièges à la Knesset, le Parlement de l’État hébreu, rapporte ce mardi 13 octobre le site Ynet, du quotidien Yediot Aharonot. Un résultat qui illustre les difficultés de la gauche à retrouver son poids politique d’autrefois, malgré la fusion, en 2024, du Parti travailliste et du Meretz, disparu du Parlement deux ans plus tôt.

Dans un reportage publié à la fin d’août, le quotidien conservateur Israel Hayom rappelle qu’en 1992 le Meretz (gauche sioniste et libérale) incarnait le renouveau politique. La formation avait alors remporté 12 sièges, notamment grâce à l’enthousiasme des jeunes électeurs. Pour sa part, le Parti travailliste, dirigé alors par le Premier ministre Yitzhak Rabin, avait remporté 44 sièges, rappelle Forward, média de référence de l’intelligentsia juive américaine.

“Un parti de jeunes”

Trente-quatre ans plus tard, Les Démocrates cherchent à reproduire cette dynamique auprès d’une génération qui n’a presque j