Relativement discret depuis la rentrée, Emmanuel Macron a renoué, vendredi 18 septembre, avec un mode de communication imaginé il y a trois ans et régulièrement utilisé depuis : la réunion en « format Saint-Denis ». « Face à la dégradation de la situation internationale », le président de la République a convié à l’Elysée les chefs des partis représentés au Parlement « ou leur candidat à l’élection présidentielle », afin d’évoquer avec eux « les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et leurs conséquences en France sur la sécurité et l’énergie ». Un huis clos en présence des chefs du renseignement, des autorités militaires et du directeur général de l’énergie, afin de sensibiliser ceux qui briguent sa succession à la gravité de la menace sécuritaire et énergétique qui pèse sur la France.
A l’exception de Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) et de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), qui ont mandaté respectivement Jordan Bardella et Manuel Bompard, les candidats au scrutin d’avril 2027 ont répondu présent. Sans se montrer tous convaincus de la sincérité de la démarche présidentielle. Ainsi Bruno Retailleau, candidat Les Républicains (LR), comptait-il dans un premier temps missionner François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de LR. L’Elysée a fait savoir à l’ancien ministre de l’intérieur que s’il ne venait pas lui-même, son parti ne serait pas représenté. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, de son côté, disait craindre, à son arrivée, « un contexte de dramatisation », une « mise en scène pour mieux permettre l’adoption du budget ».
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