Le couperet électoral tombe désormais sans pitié pour les candidats qui ne brillent ni par leur charisme ni par la puissance de leur message. Daniel Peters, candidat de la CDU dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, est un homme tout à fait sérieux et sympathique qui a malheureusement choisi de faire campagne sur l’idée que la politique serait essentiellement comme un sandwich au poisson, c’est-à-dire que le meilleur se trouverait au centre. Partant de ce principe, on pouvait rapidement conclure que la CDU est à peu près aussi réjouissante qu’un morceau de pain sec et aussi vive qu’un filet de poisson mort.

Dimanche soir, [dans ce Land du nord-est du pays], après quelques heures d’agonie, la CDU a fini par se fracasser contre le mur des 5 % [minimum pour être représentée au Parlement]. Une humiliation que ce parti, pilier du gouvernement, n’avait jamais vécue.

Une “image de perdant”

La CDU n’est plus que l’ombre d’elle-même. En l’espace de deux semaines, les conservateurs ont perdu le pouvoir en Saxe-Anhalt [où l’AfD est arrivée en tête] et à Berlin [où la gauche radicale, Die Linke, a obtenu le plus de voix], et ils ont été réduits à l’état de groupuscule en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Et ce ne sont pas les seuls Länder où ils sont de plus en plus pris en ét