Sa couleur bleu éclatant et sa taille, pouvant atteindre une vingtaine de centimètres, ne passent jamais inaperçues si l’on a la chance de le croiser dans un espace naturel d’Amérique centrale ou du Sud. Le papillon Morpho, un genre de lépidoptères de la famille des nymphalidés, est facilement reconnaissable à ses ailes d’un bleu intense et irisé. Mais ce qui fait sa beauté pourrait aussi être fragilisé par le changement climatique. Une étude récente livre en effet des résultats aussi surprenants qu’alarmants.

À lire aussi : Biodiversité. Au Mexique, la population de papillons monarques a doublé

D’après une expérience scientifique menée par le Smithsonian Tropical Research Institute, installé à Gamboa, au Panama, les températures anormalement élevées auxquelles sont exposés ces papillons durant leur développement pourraient altérer les nanostructures présentes dans les écailles de leurs ailes, et donc affaiblir leur couleur si caractéristique, rapporte La Prensa.

Un “bleu opaque” visible à l’œil nu

Comme le détaille le journal panaméen, les scientifiques ont exposé des chrysalides de Morpho helenor – l’étape précédant leur transformation en papillon adulte – à différentes températures : celles correspondant à leur environnement tropical habituel, autour de 28 °C, mais également des températures tempérées et particulièrement élevées, atteignant environ 35 °C.

Le résultat est sans équivoque : sous l’effet de températures très élevées, une majorité des chrysalides mourraient fréquemment, tandis que celles qui parvenaient à survivre développaient “un bleu plus opaque et terne visible à l’œil nu”, écrit le quotidien.

Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter