John Pawsey examine les jeunes pousses de blé dans son champ d’un air inquiet. « Elles devraient être beaucoup plus hautes à cette saison, lâche-t-il. La sécheresse de cet été les a durement touchées. » Le paysan cultive 650 hectares de céréales et de légumineuses dans le Suffolk, dans l’est de l’Angleterre, selon les principes de l’agriculture biologique.
Lorsque le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne en 2020, il a cessé de recevoir les paiements directs en provenance de Bruxelles calculés sur la base de sa surface agricole. Ils ont été remplacés par des subsides « déliés » – fondés sur les montants qu’il touchait historiquement – durant une phase de transition qui prendra fin début 2027, selon le site du gouvernement britannique.
Dès 2023, une nouvelle forme d’aide a été introduite, liée aux mesures environnementales mises en œuvre par les paysans. James Pawsey fait partie des bénéficiaires. Son champ de blé est entouré par un bandeau de 18 mètres couvert de fleurs sauvages. « Cet espace sert d’habitat pour les insectes pollinisateurs et les invertébrés en été, explique-t-il. En hiver, il abrite des musaraignes. »
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