Chaque année, plus de mille baleines franches australes migrent depuis les eaux froides de l’Antarctique vers la Patagonie argentine, dans la province de Chubut. Sur les rivages de la péninsule Valdés, leur plus grand sanctuaire du monde, elles trouvent les conditions nécessaires à leur reproduction et à l’élevage de leurs baleineaux. “Entre mai et décembre, elles peuplent le paysage de la côte patagonienne, effectuant des sauts ou laissant apparaître leur queue hors de l’eau, tout près du rivage”, relate El País América.
Un spectacle qui ravit les touristes venus du monde entier. “Et même si chaque année, quelques spécimens sont retrouvés morts sur le littoral, la multiplication des cas a suscité l’inquiétude des scientifiques, qui prévoient que cette année sera marquée par un taux de mortalité record”, reprend le quotidien.
Ces dernières semaines, ce sont plusieurs dizaines de cadavres de ces gigantesques mammifères qui sont échoués sur les plages de Chubut. Les autorités se refusent à donner des chiffres exacts avant la fin de la saison, mais El País affirme “qu’officieusement on parle de 300 animaux morts”. En comparaison, depuis 2003, première fois où l’Institut de conservation des baleines (ICB) a commencé à observer ce phénomène, les années les plus meurtrières ont été 20
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