Sur le papier, l’économie argentine affiche de belles couleurs. La semaine prochaine, le gouvernement devrait annoncer que le taux d’inflation s’est limité en août à 1,6 %, un niveau encourageant qui n’avait pas été observé depuis juin 2025, souligne le journal progressiste Clarín.

Le président libertarien, Javier Milei, a tenu “certaines des principales promesses qu’il avait faites lors de la campagne électorale de 2023 : il a considérablement réduit l’inflation [de plus de 200 % à près de 30 % en glissement annuel], stabilisé le taux de change dollar-peso, maintenu son objectif de déficit nul et porté les exportations à un niveau record [dans les secteurs de l’agriculture, des hydrocarbures et des mines]”, résume le Buenos Aires Herald, qui s’étonne que sa cote de popularité soit pourtant au plus bas.

62 % d’opinions négatives

Selon les derniers sondages de Latam Pulse et de Zuban Córdoba, près de 62 % des personnes interrogées ont une image négative du président. Un record. La raison ? “Pour de nombreux Argentins, ces améliorations ne se sont pas encore concrétisées dans leur vie quotidienne, et ils peinent à joindre les deux bouts”, conclut le journal en anglais de la capitale.

Le principal symptôme de cette crise est l’explosion des impayés chez les ménages, dans un context