Pendant des dizaines d’années, le Likoud a pu se targuer d’une chose : il était le parti de la droite nationaliste, mais demeurait hermétique aux racistes et aux suprémacistes marginaux. Menahem Begin [1913-1992], le dirigeant historique du Likoud qui a conduit le parti au pouvoir, était bien conscient de cette distance et mettait un point d’honneur à la maintenir.
Fervent nationaliste et féroce adversaire politique, il dressait pour autant une frontière nette entre le Likoud et le mouvement du rabbin Meir Kahane [1932-1990], dont les partisans soutenaient une vision ouvertement raciste de la suprématie juive ainsi que l’expulsion des Arabes d’Israël.
Et cette ligne rouge s’avérait cruciale. Elle disait aux électeurs du Likoud, comme au reste du pays, qu’il existait des opinions que la droite démocratique ne légitimerait jamais, simplement parce qu’elles émanaient de la droite extrême.
Pendant des années, Benyamin Nétanyahou s’est employé à détruire cette barrière. Non pas parce qu’il épousait tous les aspects de cette idéologie, mais plutôt parce que sa survie politique dépendait de plus en plus de sa capacité à réunir toutes les factions de la droite, afin de former une majorité de gouvernement.
Chaque élection, chaque crise au sein de la coalition, la moindre menace pesant su
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-57%)
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Zohran Mamdani associé aux “ennemis existentiels” d’Israël sur une affiche électorale du Likoud
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !