Vingt guérilleros ont été tués en Colombie dans des bombardements ordonnés par le nouveau gouvernement sur des zones contrôlées par des insurgés. « Nous avons neutralisé 20 narcoterroristes, capturé cinq (…) et récupéré deux mineurs », a affirmé, lundi 31 août, le président, Abelardo de la Espriella, dans une vidéo sur X.
L’opération contre ces guérilleros qui opèrent sous le commandement du rebelle le plus recherché du pays, Ivan Mordisco, a eu lieu lundi à l’aube dans le Guaviare, dans le sud du pays.
Il s’agit des bombardements les plus meurtriers depuis l’arrivée au pouvoir le 7 août d’Abelardo de la Espriella. Le dirigeant de droite dure a promis une lutte sans merci contre les groupes criminels, qui se financent par le trafic de drogues, l’extorsion et l’activité minière illégale.
« Nous sommes à tes trousses, Mordisco »
Ce sont aussi les troisièmes bombardements du nouveau gouvernement, avec le bilan le plus élevé depuis l’ère Juan Manuel Santos (2010-2018), a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une source militaire.
Quatre mineurs ont été tués dans les deux premières vagues, deux de 15 ans et deux de 16. On ignore si des mineurs figurent parmi les victimes de la troisième.
« Nous sommes à tes trousses, Mordisco (…) Je vais te faire payer tout le mal que tu as fait à la Colombie », a lancé M. de la Espriella, qui veut renforcer la coopération avec les Etats-Unis et Israël dans la lutte contre le crime organisé.