Un bombardement contre un campement de guérilleros dans le sud-ouest de la Colombie a fait neuf morts, a annoncé, jeudi 22 octobre, le président, Abelardo de la Espriella.
L’opération contre des rebelles de l’Armée de libération nationale (ELN) a eu lieu dans une zone rurale du département du Cauca, un couloir du narcotrafic marqué par une forte présence de groupes armés.
« Nous avons réalisé un bombardement cette nuit dans le Cauca et nous avons abattu neuf bandits », a affirmé en souriant le président après avoir reçu le bilan lors d’un événement dans la ville de Pereira. Quelques heures plus tôt, il avait partagé sur X une vidéo dans laquelle il donnait l’ordre de l’attaque au ministre de la défense via un radiotéléphone.
Avec le soutien des Etats-Unis, le dirigeant de droite met en avant une politique de poigne ferme contre les groupes rebelles restés en armes après l’accord de paix de 2016, qui a désarmé l’ancienne puissante guérilla des FARC.
Aucun accord de paix malgré des négociations
Les attaques aériennes ont fait plus de 50 morts, dont au moins sept mineurs, depuis son arrivée au pouvoir le 7 août. Il s’agit du deuxième bombardement de son gouvernement contre l’ELN, la guérilla d’inspiration guévariste qui s’en prend fréquemment aux forces de l’ordre, aux responsables politiques et aux civils dans ses zones de contrôle. Elle se finance par le narcotrafic, l’exploitation minière illégale et l’extorsion.
Le Cauca est l’une des régions comptant le plus de cultures illicites du pays, dont les revenus sont disputés à mort par les groupes illégaux.
L’ELN, la guérilla la plus ancienne du continent, avec plus de six décennies d’activité, a mené des négociations de paix avec le précédent gouvernement de gauche de Gustavo Petro sans parvenir à un accord.