Près de 20 000 hectares de champs de canne à sucre, inondés par des pluies diluviennes, boueux, ne pourront pas être récoltés en Équateur. Et la moisson du riz s’annonce si désastreuse que les prix ont déjà commencé à flamber à Quito. Le pays sud-américain subit déjà de plein fouet le super-El Niño. Et si la côte subit ces pluies intenses et prolongées, dans la sierra, la zone montagneuse, des sécheresses et des fortes chaleurs favorisent les incendies, explique Primicias.
Parmi les sinistrés, les paysans sont en première ligne, et pour les aider à se préparer aux aléas du climat, le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU a mis au point des bulletins météo qui circulent sur WhatsApp. Selon Mongabay, ces prévisions sont partagées à près de 15 000 agriculteurs par des responsables communautaires formés au préalable.
Il y a encore quelques années, les paysans de San Blas, dans le nord du pays, se fiaient aux cabañuelas, des prévisions tirées de l’observation des premiers jours de janvier, ou à l’Almanach de Bristol, une célèbre revue remplie de prévisions astronomiques et astrologiques, calendrier lunaire et conseils pour les semences, rappelle le média environnemental. Mais leurs méthodes de “prédictions météorologiques ancestrales” ne fonctionnent plus face au dérèglement c
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