En septembre 2015, la Hongrie déclarait un “état d’urgence lié à une immigration de masse” pour faire face à l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés sur son territoire. Ce dispositif accompagnait une barrière sur la frontière serbe, octroyait des pouvoirs élargis aux autorités et instaurait de lourdes sanctions. Régulièrement prolongé malgré la chute du nombre d’arrivées, cet état d’urgence devenu national en mars 2016 servait d’outil politique pour l’administration Orban.

Vendredi 4 septembre, le Premier ministre Peter Magyar “reconduisait jusqu’au 31 décembre le dispositif qui expirait ce lundi 7 septembre”, rapporte Telex. Une décision motivée par les événements de Ceuta, qui ont “montré les failles dans la protection des frontières extérieures de l’Europe”, selon le dirigeant hongrois, et prise “afin de conclure un accord avec l’UE sur une nouvelle réglementation” de la gestion des flux migratoires, indique le média en ligne.

Amendes européennes

Le nouveau Premier ministre souhaite “une réglementation qui maintient la protection des frontières tout en annulant les amendes infligées par la Cour de justice de l’Union européenne [CJUE]”, en juin 2024, pour non-respect du droit d’asile européen, précise 24.hu. Magyar regrette l’absence d’une “solution qui garantirait une