L’armée américaine a annoncé, mardi 1er septembre, avoir à nouveau bombardé des positions des gardiens de la révolution islamique en Iran, deux jours après la reprise des hostilités.
« Aujourd’hui, à midi [18 heures, en France], les forces américaines ont lancé des frappes contre des cibles du corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran », écrit leur commandement dans la région (CentCom) sur X. « Ces frappes font suite à de récentes tentatives d’attaques menées par le CGRI contre des navires marchands dans le détroit d’Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région », ajoute-t-il.
La télévision d’Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar-e Abbas et de l’île de Qeshm, à proximité du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février.
Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.
L’Iran a riposté par des tirs de missiles et des raids de drones contre des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président, Massoud Pezeshkian, ne pas vouloir la poursuite de la guerre.
Son homologue américain, Donald Trump, avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l’instant la reprise d’une opération militaire massive. Washington a par ailleurs promis une campagne d’« asphyxie » économique de l’Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.