A écouter les habitants de Hod Hasharon, une ville aisée du centre d’Israël, où Gadi Eisenkot avait lancé sa campagne électorale, en juin, l’ancien chef d’état-major serait un formidable candidat de second tour. Un de ces hommes politiques capables de rallier sur son nom, au-delà de sa base électorale, un grand nombre d’électeurs pour lesquels sa personnalité, son parcours et sa campagne semblent offrir une forme de sécurité. Pour un second tour, Gadi Eisenkot, 66 ans, serait probablement capable de rassurer, de donner des gages, de proposer une forme de synthèse et d’imposer l’image de « force tranquille » qu’il cultive volontiers.
Ce que Liat, 50 ans, consultante, mère de trois enfants, exprime avec ces mots paradoxaux (en réclamant, comme les autres habitants cités par leurs prénoms, que son nom ne soit pas écrit) : « Je ne voterai pas pour lui, je voterai pour Yaïr Golan [tête de liste des Démocrates, gauche]. Mais Gadi Eisenkot, c’est quelqu’un de droit, il a une vraie boussole morale. Avec lui, je sais que je pourrai à nouveau dormir la nuit. Je me sens en sécurité. Vous savez, on ne veut qu’une chose : une vie normale. » Ce qui a convaincu ses enfants de voter pour la liste de l’ancien militaire.
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