Les déclarations d’Itamar Ben Gvir franchissent chaque semaine un nouveau seuil dans la violence, dans le racisme et dans la déshumanisation des Palestiniens. Mi-août, le ministre d’extrême droite avait appelé à tuer « 30 ou 40 » personnes chaque nuit à Gaza. « Pas seulement ceux qui représentent une menace immédiate : il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devraient pas vivre. Ce ne sont même pas des êtres humains », avait expliqué le candidat aux élections législatives du 27 octobre prochain.
Dimanche, le leader d’extrême droite a fièrement diffusé une vidéo pour se réjouir des mauvais traitements imposés aux prisonniers palestiniens dans les prisons dont il a la responsabilité. Lundi, il s’est de nouveau rendu à proximité de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem, comme il le fait régulièrement, pour provoquer les musulmans et flatter les courants les plus extrêmes dans la société juive israélienne.
Les images rappellent comment le ministre de la sécurité nationale avait jubilé, en mars, au moment de l’adoption de la loi sur la peine de mort, un texte qui rétablit la peine capitale pour les seuls Palestiniens, ou, en mai, lorsque les militants de la flottille pour Gaza avaient été victimes de violences graves après leur interpellation par des policiers sous ses ordres directs.
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