En juin dernier, Hadas Levy est devenue la première Israélienne, depuis le 7 octobre 2023, à donner naissance à un enfant conçu grâce à un prélèvement de sperme post mortem. “Jusqu’à la naissance du bébé, je portais encore le deuil de Netanel”, confie-t-elle, en évoquant son fiancé, tué à Gaza en décembre 2023.

Cette pratique, qui permet à une femme de procréer en utilisant le sperme de son partenaire mort, est de plus en plus répandue et “institutionnalisée” en Israël depuis le début de la guerre à Gaza, raconte dans un long article le média en ligne israélo-palestinien +972 Magazine.

Longtemps rare et controversée, cette procédure a gagné du terrain au cours des trois dernières années, notamment parmi les proches de soldats morts sur le champ de bataille, jusqu’à “devenir un phénomène national”. En effet, près d’un quart des plus de 1 000 militaires tués depuis les attaques lancées par le Hamas le 7 octobre ont été concernés par un prélèvement de sperme.

“Politique d’État”

L’article, qui retrace l’histoire de cette pratique et les longues batailles judiciaires menées dans le passé par les familles de personnes mortes, souvent jeunes, décrit un changement radical de l’environnement politique, juridique et médical depuis 2023.

“Dans les jours qui ont suivi les attaques du 7 Octo