De meeting en déclaration sur les réseaux, armée du ton vindicatif qui est resté sa marque de fabrique près de quatre ans après son arrivée pouvoir, Giorgia Meloni confirme l’orientation plus identitaire qu’elle a voulu donner à la fin de sa législature. Mise en difficulté par une nouvelle opposition d’ultradroite à l’approche des élections de 2027 et par une situation économique dégradée, la présidente du conseil italien oriente désormais son discours vers le thème de la présence musulmane en Italie.
Tandis que l’hostilité à l’islam et à ses fidèles s’exprime de plus en plus âprement dans l’espace public, Giorgia Meloni s’adapte. Le dernier épisode est survenu dimanche 20 septembre, lors d’un meeting au cours duquel elle a prononcé un discours mêlant, dans un même élan, des références à certaines tenues féminines islamiques, la maîtrise de la langue italienne et l’idée d’une « mise en minorité » des « enfants italiens » dans les écoles du pays.
Sous les applaudissements et les cris de joie d’un auditoire composé des membres des sections de jeunesse de son parti, Fratelli d’Italia, héritier de l’histoire néofasciste italienne, Giorgia Meloni a annoncé qu’un futur décret allait être adopté en conseil des ministres pour interdire la « burqa et le niqab » à l’école et introduire « un nombre maximal (…) d’élèves étrangers par classe », qu’ils parlent l’italien ou non.
Il vous reste 77.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !