LETTRE DE ROME
Vingt-cinq ans après le G8 de Gênes, l’Italie se plonge de nouveau dans la mémoire douloureuse d’une blessure toujours ouverte. La répression extrêmement violente des manifestations organisées en juillet 2001 contre un sommet qui se tenait alors dans le port ligure est un traumatisme que le pays n’a toujours pas surmonté.
Ceux qui l’ont connu s’en souviennent avec horreur et le fantôme de cet événement sans pareil, dont l’anniversaire a été amplement couvert par les médias italiens, continue de hanter les milieux progressistes, politiques ou associatifs ou les Italiens qui restent attachés aux principes de la démocratie libérale.
A l’été 2001, près de 200 000 activistes et manifestants s’étaient réunis à Gênes. Catholiques pacifistes, syndicalistes, écologistes ou militants d’extrême gauche, ils adhéraient aux causes altermondialistes fleurissant à l’époque tandis que l’économie globale évoluait vers une intégration toujours plus étroite et dont les implications étaient jugées négatives pour l’environnement et les conditions de vie de la majorité des habitants de la planète.
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