Tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, relira une dernière fois son discours sur l’état de l’Union, mardi 15 septembre dans la soirée, que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, se préparera à accueillir, le lendemain à Strasbourg, le premier ministre canadien, Mark Carney, Antonio Costa, lui, dînera à l’Elysée avec Emmanuel Macron. Le président du Conseil européen et le président de la République s’entendent bien, mais ce n’est pas une visite de courtoisie. Plutôt une visite à 2 000 milliards d’euros.
Deux mille milliards d’euros, c’est le montant du budget de l’Union européenne (UE) que la Commission propose aux Vingt-Sept pour la période 2028-2034. Ils doivent servir à poursuivre la politique agricole commune, à continuer à soutenir les régions les moins favorisées et à financer de nouvelles priorités, au premier rang desquelles la compétitivité et la défense. La Commission réclame aussi des moyens pour ses nouvelles missions : elle doit notamment faire respecter ses grandes lois sur le numérique par les plateformes américaines ou chinoises. Elle doit enfin trouver dans ce budget de quoi rembourser les emprunts contractés pour financer le plan de relance post-Covid-19 (750 milliards d’euros).
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