Un nouveau chapitre s’ouvre pour la droite polonaise. Mercredi 29 juillet, Mateusz Morawiecki, premier ministre de 2017 à 2023 et membre du parti national conservateur Droit et justice (PiS), a annoncé qu’il constituait son propre groupe parlementaire, baptisé « Développement Plus », emmenant 40 députés sur les 186 jusque-là membres du groupe PiS. Cette décision acte l’implosion de la principale force d’opposition depuis les élections législatives d’octobre 2023, remportées par la coalition de centre droit de Donald Tusk.
La crise couvait depuis quelques mois. Elle portait sur la ligne devant être adoptée par le parti dans un contexte de forte poussée de l’extrême droite et à l’approche des législatives, prévues à l’automne 2027.
En mars, le leader jusque-là incontesté du PiS, Jaroslaw Kaczynski, avait opté pour un positionnement plus droitier qu’auparavant, en faisant du député Przemyslaw Czarnek la tête de liste du PiS pour cette échéance électorale. Au vu des sondages, cette stratégie visant à siphonner l’électorat de l’extrême droite s’est avérée jusque-là infructueuse. Przemyslaw Czarnek, qui fut ministre de l’éducation de Mateusz Morawiecki de 2020 à 2023, jouit d’une réputation de doctrinaire. L’ancien premier ministre, qui a plus le profil d’un technocrate que d’un idéologue, a donc fini par prendre ses distances avec le PiS.
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