C’était un secret de Polichinelle, et il a été intégralement révélé au grand public le 26 août, dans une enquête du média d’investigation Recorder : le général Lucian Pahontu, chef du service de protection et de garde rapprochée de la présidence roumaine depuis 2005, aurait fait partie d’une unité militaire de la Securitate qui a réprimé des contestataires lors de la révolution roumaine contre la dictature communiste de Nicolae Ceausescu à Bucarest, le 21 décembre 1989, faisant 48 morts. Il aurait également été présent pendant la violente « minériade » de juin 1990, quand des mineurs ont été appelés pour tabasser les manifestants mobilisés contre le premier président de la période de transition, Ion Iliescu, accusé d’appartenir à la vieille garde communiste. Deux événements qui marquèrent la jeune démocratie roumaine et dont les dossiers judiciaires demeurent en suspens.
L’actuel président roumain, Nicusor Dan, a balayé ces révélations, malgré les preuves apportées. Un geste qui a déçu ses soutiens, et amplifié la perte de confiance des Roumains envers leurs représentants politiques et leurs institutions, dans un contexte de crise politique persistante depuis la chute du gouvernement pro-européen, en mai.
Il vous reste 78.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !