Rares sont les fois, dans l’histoire récente, où la Chambre des communes a pris des airs d’avant-poste de l’histoire”, s’enthousiasme The Guardian. Mardi 8 septembre, “c’était le cas”. Devant les députés de la nation, le ministre des Affaires étrangères britannique s’est livré à “un recalibrage sans précédent ces dernières décennies de la relation entre le Royaume-Uni et Israël”, abonde l’hebdomadaire New Statesman.

Les deux principaux titres de gauche du pays saluent sans réserve la décision d’Ed Miliband de sanctionner les produits exportés depuis les colonies israéliennes en Cisjordanie. Le chef de la diplomatie, “qui est juif et a perdu soixante membres de sa famille pendant l’Holocauste, se définit comme un ami d’Israël, et il pense clairement que les amis doivent se dire les choses avec franchise”, applaudit The Guardian dans son éditorial du 9 septembre. “Très actif en coulisses depuis sa prise de fonctions en juillet”, le responsable travailliste de 56 ans “ne voit aucune contradiction entre son soutien à Israël et son soutien à la cause palestinienne”, confirme le New Statesman.

Double coup

Pour le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham, tout juste arrivé à Downing Street, l’annonce constitue un joli coup diplomatique. Une douzaine de pays, dont la France, le Ca