Economiste reconnu, ancien chef de file des manifestations étudiantes de 1992, Anusorn Tamajai, 60 ans, a été élu au Parlement en février comme député du Parti du peuple (ex-Move Forward), la principale force d’opposition en Thaïlande. Le parti milite pour l’adoption d’une nouvelle Constitution démocratique en remplacement de celle de 2017, imposée par une junte militaire, mais ce chantier est entravé par l’actuel gouvernement conservateur. A l’occasion du cinquantième anniversaire du massacre du 6 octobre 1976, lorsque policiers et milices d’extrême droite ont tué au moins 41 étudiants à l’université Thammasat de Bangkok, Anusorn Tamajai a appelé à mettre un terme définitif aux coups d’Etat en Thaïlande.
Quelles leçons ont été tirées du massacre du 6 octobre 1976 perpétré il y a cinquante ans contre les étudiants de l’université de Thammasat à Bangkok ?
L’establishment redoute la mémoire du 6 octobre, car elle brise son récit officiel d’un Etat protecteur et bienveillant. La vérité du 6 octobre, c’est que les forces de l’ordre et des milices armées ont lynché, agressé et assassiné leurs propres étudiants dans le seul but de préserver les privilèges des élites et un régime autoritaire.
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