Dans un communiqué publié le 29 août, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a demandé au gouvernement de décréter un “état d’urgence sanitaire”, au vu de la situation de plus en plus critique dans les hôpitaux publics, rapporte le site d’information indépendant Kapitalis. Une situation directement imputable à la hausse des températures et à l’engorgement des services d’urgence.

L’organisation dénonce ainsi une hausse “inédite” du nombre de décès constatés, alors que de son côté, le ministère de la Santé “préfère ne pas communiquer sur cette question ni donner des statistiques sur le nombre de décès dans les hôpitaux publics, comme si c’était un secret d’État”, commente Kapitalis.

Une communication officielle minimaliste

Si le ministère de la Santé a indiqué, dans un communiqué également publié le 29 août, que la canicule avait entraîné la prise en charge de 633 personnes par les hôpitaux tunisiens depuis juillet, la transparence s’arrête là, explique Business News : aucun chiffre n’est donné sur le nombre de décès. Une communication officielle minimaliste qui contraste avec l’image plus “catastrophique” que décrivent, sur le terrain, les professionnels de santé.

Pour Business News, le ministère de la Santé fait le choix de ne pas entendre les témoignages, particul